Le pouvoir et l'autorité : même essence ?
L'autorité, c'est une force qui pousse les autres à admettre qu'ils sont gouvernés, sujets, en quelque sorte. L'autorité a quelque chose d'illégitime, de mauvais : dois-je, pour vivre, exercer une autorité quelqu'elle soit ? Pas vraiment, même si en fonction du pouvoir (grade) de chacun, elle définit une hiérarchie, une place utile à chacun pour chacun.
Sans autorité, on est pas écouté. Si on possède le pouvoir, mais pas l'autorité, on est pas réellement en contrôle, et pas vraiment pris en compte, au point que seul nos propres actions comptent. Certaines personnes recherchent / ont une autorité impunie, d'autres se reserve de l'appliquer moins impunement, l'autorité reste un sujet délicat (pour certains).
L'autorité, c'est ce qu'on introduit en l'autre pour l'animer d'une volonté qui n'est pas sienne, faire part d'un avis qui ne concerne pas nécessairement la personne sujette sur le moment. C'est comme ça que certaines sociétés grandissent, ou que certaines idées meurent, par la loi du hasard, quoi qu'on veuille en dire d'une notion qui est censé représenter un contrôle.
L'autorité n'existe pas sans le pouvoir, et sans pouvoir, dans l'absolu, pas d'autorité.
C'est-à-dire pas de source de soulagement (par projection, ou par l'égo) personnelle, donc l'implosion ou l'explosion, si il existe encore une vie intérieure. Tout le monde possède, à la base, un peu d'autorité, même minime. Si on la perd, c'est parce que quelqu'un de plus méchant a décidé de détruire la foi de la personne qui était un temps animée, sa foi à se faire voir et à exister : c'est pour l'impune, toujours, sans importance.
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