d'Arnaud Némoz, 20 Octobre 2009 :
Madame Liberté
Je rêve de cette vie idilique, mois après mois
Elle parait si loin, mais bientôt elle sera mienne, j'y crois
Je n'en peux plus de l'imaginer, je veux la toucher
Je veux qu'elle m'appartienne, qu'elle ne fasse qu'un avec mon être, la liberté.
Qu'elle me possède, qu'elle s'infiltre au plus profond de mon coeur
qu'elle et moi ne soyons qu'un, et peu importe si j'en meurs
Elle est là, quelque part, et elle se moque de moi
Elle ricane, doucement, se défilant de toutes les lois
Elle est en même temps tellement puissante et tellement fragile
J'aimerai bien qu'elle m'accompagne, mais c'est futile
Car la liberté ne se recherche pas, car la liberté n'as pas de prix
La liberté vit en nous, la liberté est un état d'esprit
Je crois la débusquer à chaque instant
Mais avant même que je puisse me réjouir de sa beauté, elle me claque la porte au nez
Elle est joueuse, n'est que chance et hasard, que fatalité et basard
Et pourtant elle est si belle, si belle que je ne vois qu'elle
Madame Liberté, pourquoi tu ne veux pas te montrer ?
Un obstacle, je l'esquive, un autre, encore, et alors ?
Je ne veux pas de ça, je veux planer, je veux m'envoler
Je veux que tu viennes à moi, que tu prennes possession de mon corps, d'accord ?
Je veux être cet être insouciant, je ne veux pas rester prisonnier
Madame liberté !
Je n'arreterais jamais de te chercher
Contre vent et marrée, quitte à soulever des rochers
Tu m'appartiens déjà, et bientôt tu t'en rendras compte
Je finirais par t'avoir, n'ait pas honte
Tu m'appartiens déjà, et bientôt tu t'en rendras compte, ...
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